Chronique Les Polaroïds de Éric Neuhoff

Béatrice Putégnat Librairie Les Cyclades (Saint-Cloud)

Dix-sept nouvelles comme autant de vignettes, d’instantanés, d’images fugitives au goût d’enfance et d’adolescence, de voyages, d’amours et de ruptures avec des filles, des femmes souvent snobs, bronzées, buvant des cocktails ou du champagne dans des hôtels de luxe. Une douce mélancolie parfois teintée d’ironie sertit ces moments de vie, ces rêveries, ces fantaisies littéraires. Le narrateur fait entendre la petite musique des amours perdus, des paysages qui s’estompent. Éric Neuhoff imagine aussi une rencontre entre Salinger et le couple Kennedy, une Jean Seberg qui ne serait pas morte mais tiendrait un bar en Espagne... Les Polaroïds saisissent sur le vif le temps qui passe, les paysages et les lieux du souvenir. « Il paraît qu’au bout d’un certain temps, les Polaroïds s’effacent complètement ». Plutôt que de les figer dans un album poussiéreux aux teintes délavées, Éric Neuhoff part à la recherche de ces moments perdus, leur redonnant l’éclat de son écriture.

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