Chronique La Faille de Isabelle Sorente

Béatrice Putégnat Librairie Lamartine (Paris 16e)

Amitié, amour, manipulation, destruction et rédemption… La Faille est un roman psychologique où la perte du sens de soi conduit à l’aliénation. Glaçant, habile et juste !

Tout démarre par la confession de Lucie Scalbert. Son mari, désigné par ses initiales VDA, vient de se faire tuer sur le cortège de la manif pour tous. Lucie confie à Mina, l’amie d’enfance, le calvaire vécu aux côtés d’un mari pervers narcissique, coach en développement personnel. Mina, Lucie sont les héroïnes du Dracula de Bram Stocker. L’esprit du vampire suceur de sang plane sur le roman. Lucie sort de sa relation avec VDA exsangue, meurtrie physiquement et moralement, en ayant renoncé à sa carrière d’actrice. Très vite, Mina la sage, double fictionnel de la romancière, reprend la narration. Flash-back : les années d’adolescence, les relations de chacune avec son entourage, la famille, les amis, les amours, l’art, les années 1980 à 2000. La Faille est un roman psychologique. Les tiroirs s’ouvrent, se referment. Et à chaque fois les personnages s’affinent, se révèlent, se dérobent. Entre faux-semblants, secrets de famille, perte du sentiment de soi, le roman décortique le lien destructeur de l’emprise. Pourquoi et comment céder à cette force qui prend possession de votre corps et de votre âme ? Mina la forte, Lucie la faible… deux chemins de femmes actuelles !

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