Chronique La Mécanique du bonheur de David Bergen

  • David Bergen
  • Traduit de l’anglais (Canada) par Hélène Fournier
  • Coll. «Coll. « Terres d’Amérique »»
  • Albin Michel
  • 02/10/2013
  • 250 p., 19 €

Béatrice Putégnat Librairie Pages après Pages (Paris 17e)

Hommage à Saul Bellow et à son roman Herzog, La Mécanique du bonheur met en scène Morris, fringant quinquagénaire en pleine crise existentielle après la mort de son fils.

Comment trouver le bonheur quand tout s’écroule autour de vous ? Morris Schutt, chroniqueur pour la presse, met en scène son petit monde dans ses billets quotidiens. Mais quand son fils est tué en Afghanistan, sa vie fout le camp ! Vie amoureuse et familiale, engagement professionnel et social, rien ne va plus. Sa femme le quitte, une de ses filles ne souhaite plus le voir… il est mis au vert par son employeur. Que faire, que dire ou ne pas dire, comment continuer à vivre quand la culpabilité vous torture les méninges, que le désir flamboie de ses possibles derniers feux ? Quête existentielle et morale, La Mécanique du bonheur tient de l’introspection tragi-comique face aux drames quotidiens et à la grande tourmente des guerres et de la politique. Quand la recherche du plaisir à tout prix échoue, quand les séances avec le psy se succèdent, quand les relations avec autrui tournent en eau de boudin, il ne reste qu’une solution : se tourner vers la littérature et les philosophes. Pour trouver la voie, Morris Schutt convoque Saul Bellow, Cicéron, Platon… Un roman tendre pour l’humain, grinçant pour la société et vital pour la lecture.

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