Chronique Les Indifférents de Julien Dufresne-Lamy

Béatrice Putégnat Librairie Les Cyclades (Saint-Cloud)

Une bande de jeunes nantis fait la pluie et le beau temps sur le bassin d’Arcachon. Justine intègre le groupe. Derrière les bons sentiments, le vernis d’humanité se fendille.

Julien Dufresne-Lamy a un don certain pour faire jaillir les voix intérieures. Même quand elles surgissent d’outre-tombe. Dans Les Indifférents, la voix de Justine s’élève pour raconter la bande, les rites d’intégration, l’adolescence. Les Indifférents est un roman d’apprentissage, un conte amer, juste psychologiquement et socialement, sur les ados. L’âge des possibles, l’âge des incertitudes mais aussi l’âge de la cruauté. Justine arrive d’Alsace. Sa mère a trouvé un emploi chez un entrepreneur local, un nanti, un notable. La mère et la fille vivent chez le patron. Justine intègre le lycée. Contre toute attente, elle est adoubée par la bande de Théo, le fils de famille. Les Indifférents sont beaux. Ils ont les facilités d’être et de paraître que procure l’argent. Ils règnent sur les cours, l’océan et les plages. Ils font et défont les amitiés, les amours. Ils initient les tendances, organisent des fêtes où l’alcool et les drogues circulent. Justine est prise dans les mailles de leur filet. Jusqu’au jour où elle rompt cette dépendance, ce pacte d’amitié et d’amour qui faisait d’elle la sujette préférée des Indifférents. Justine a failli. Justine va payer pour son indépendance.

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