Chronique Camille, mon envolée de Sophie Daull

Béatrice Putégnat Librairie Lamartine (Paris 16e)

Touchée, coulée par ce récit ! D’abord quelques faits, à la fois bruts et abrupts : Camille, 16 ans, meurt la veille de Noël après quatre jours d’une fièvre sidérante qui l’a plongée dans une souffrance physique proche du calvaire. Les médecins, généralistes et urgentistes, n’ont rien compris. Dans les semaines qui suivent, sa mère, Sophie Daull, commence à écrire. La maladie, la mort de son enfant bien sûr. Écrire pour ne pas oublier le bébé, la fillette, l’adolescente. Les moments de complicité, de fous rires, les engueulades. Écrire l’après, l’absence, le vide. Camille, mon envolée est, bien sûr, un livre-béquille, un remède aux idées noires et à la folie. Mais avec sa sensibilité, son écriture, Sophie Daull fait advenir ce qui ne sera plus. Elle trace un chemin de vie où Camille sera toujours là. L’adolescente disparue devient un « être de papier », selon la formule de Philippe Forest dans Tous les enfants sauf un (Folio). Un texte émouvant où l’écriture s’affirme comme essentielle face à la perte et au deuil.

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