Chronique De peur que les ténèbres ne tombent de Charles MacLean

Par Béatrice Putégnat, Librairie Pages après Pages, Paris 17e


Martin a tout l’air d’un gentil garçon. Mais insensiblement, 
il bascule dans la folie… et plonge le lecteur dans une histoire de 
la violence à travers les âges et les lieux.



Martin Grégoire, programmeur informatique, vit apparemment une vie heureuse et normale avec sa femme Anna et leurs deux chiens. Mais pour l’anniversaire d’Anna, sans aucune raison, Martin commet un acte atroce. Il découpe leurs deux « bébés », les chiens César et Klaus, au couteau électrique pour les offrir à sa belle. Sa schizophrénie devient le sujet du livre. Martin reçoit un traitement psychanalytique qui révèle toute une série de vies passées imbriquées les unes dans les autres. Les temps et les espaces se mélangent et se superposent. Chacune des personnalités de Martin fait l’objet d’un récit à part entière, montrant toutes les apparences de la réalité. Chacune de ses vies s’avère plausible et s’insère dans le roman, sans garde-fou qui permettrait au lecteur de se dire : « Attention, là c’est le fou qui parle. » Au contraire, la vérité historique donne du poids à ses délires. Quelle est la frontière entre la réalité et les élucubrations de l’esprit malade de Martin ? Le récit gomme les limites et fait dériver le lecteur dans l’incertitude et l’angoisse la plus totale. Charles MacLean drape ses multiples narrations d’oripeaux ésotérico-historico-psy pour mieux déstabiliser son public, lequel, décidément perdu, se demande : et si Martin avait raison ?


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