Chronique Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina

Béatrice Putégnat Librairie Les Cyclades (Saint-Cloud)

Gouzel Iakhina nous embarque dans une fresque historique sur la dékoulakisation. Du Tatarstan à la Sibérie, nous suivons Zouleikha et ses compagnons sur les chemins de l’exil.

Deuxième sélection du Prix Médicis 2017

 

Touchant, juste, à hauteur d’humanité, Zouleikha ouvre les yeux est un magnifique roman russe écrit par une jeune auteure tatare. Elle s’est inspirée des souvenirs de sa grand-mère déportée à l’âge de sept ans avec ses parents. Au début des années 1930, Zouleikha mène une vie de misère dans un village de la vallée de la Volga. Ses quatre filles sont mortes en bas âge. Son mari, de trente ans son aîné, la maltraite. Sa belle-mère en a fait son souffre-douleur. Elle supporte sans s’interroger, soumise à la religion, juste bonne à trimer. Lorsque son mari tente de s’opposer à une campagne de confiscations, il est exécuté. Zouleikha est expropriée, déportée en Sibérie. Pendant un voyage en train de plusieurs mois, elle va découvrir qu’elle est enceinte. Avec ses compagnons d’exil, paysans et intellectuels, chrétiens, musulmans ou athées, elle participe à l’établissement d’une colonie sur la rivière Angara, loin de toute civilisation. Son fils naît. Dans cet exil, Zouleikha va connaître l’amour, s’émanciper de son éducation, de la religion et prendre en main, seule avec son fils, sa vie. Gouzel Iakhina brosse l’époustouflant portrait d’un petit bout de femme devenue un être fort et déterminé.

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