Chronique Le Blues du troglodyte de Kenneth Cook

  • Kenneth Cook
  • Traduit de l’anglais (Australie) par Mireille Vignol
  • Autrement
  • 18/03/2015
  • 304 p., 19 €

Béatrice Putégnat Librairie Pages après pages (Paris 17e)

Vous avez ri (parfois jaune) en lisant ses nouvelles ? Vous avez sombré dans la torpeur alcoolisée du bush australien avec ses romans ? Alors vous allez adorer ! Si vous n’avez jamais lu un livre de cet écrivain hors normes, c’est le roman idéal pour le découvrir. Tout y est ! À Ginger Whisker, le trou du cul du bush, Simon Crown navigue (et vacille) entre la station de radio dont il est l’unique actionnaire, une mine d’opales sans véritable filon, une habitation troglodyte et… les pubs du coin. Quand débarquent un homme d’affaires véreux, une fille sublime et un Grec (qui finira assassiné d’un coup de tournevis dans la gorge), sa vie part à vau-l’eau. Dans son long monologue intérieur désopilant et aviné, Simon Crown s’affirme comme le contre-héros de la ruée vers l’opale. Kenneth Cook joue avec les codes du roman noir. Il dresse le portrait d’une ville et de ses habitants, saturés de chaleur, d’ennui, d’alcool. Le cocktail idéal pour attirer les vautours et la violence. À consommer sans modération.

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