Chronique Et l’ombre emporte ses voyageurs de Marin Tince

Béatrice Putégnat Libraire

Une grosse goulée d’air et plongez dans 702 pages de pure littérature. Un adulte se souvient de l’enfant qu’il a été. Le romancier raconte ce qui se passe dans la tête, dans le corps d’un petit garçon né dans le Paris populaire des années 1960. La famille, les gens du quartier, l’école… le théâtre intime, psychologique, social s’anime. Chronique familiale, chronique sociale. Marin Tince raconte un temps perdu. Le temps où l’enfant voyait, sentait, ressentait et déjà, peut-être, se forgeait une certaine philosophie de la vie. Angoisse, révolte, ironie, innocence devant l’absurdité du monde, des adultes. La langue se déploie dans une superbe logorrhée nourrie par l’oralité, l’argot, les chansons des rues, les poètes maudits. Marin Tince éructe sa « goualante ». Sans concessions. On pense à Céline, à Jehan Rictus et ses soliloques, à Piaf… Sa langue, à nulle autre pareille, révèle une voix hors normes. Celle d’un grand auteur.

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