Chronique La Condition pavillonnaire de Sophie Divry

Béatrice Putégnat Librairie Pages après pages (Paris 17e)

Pour son premier roman, La Cote 400 (10/18), Sophie Divry s’était glissée dans la peau d’une bibliothécaire. Dans La Condition pavillonnaire, on suit une Emma Bovary des temps modernes, des années 1950 à 2025 ! Une femme qui, comme par inadvertance, renonce à elle-même, à ses rêves, à ses aspirations. Confort et conformisme vont de pair dans son existence centrée autour des enfants, du matériel et du mari. Symbole de cette réussite : le pavillon qui délimite sa vie, ses trajets, son paysage intérieur. Car habiter dans un pavillon avec jardin et clôtures induit forcément des comportements et un mode de vie bien précis. Les états d’âme de M. A. atteignent leur paroxysme quand elle entretient une relation avec un collègue de travail. Il se passe enfin quelque chose ! Elle en sort meurtrie, cherche des béquilles dans l’ésotérisme, la maternité, l’humanitaire… Rien n’y fait. M. A. reste une coquille vide. Bientôt, la vieillesse arrive. Son temps est passé, dépassé. Mais le pavillon, ça c’est du solide !

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