Polar
Lars Kepler
Le Somnambule
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Lars Kepler
Le Somnambule
Traduit du suédois par Marianne Ségol
Actes Sud
01/04/2026
504 pages, 24,50 €
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Chronique de
Linda Pommereul
Librairie Le Failler (Rennes) - ❤ Lu et conseillé par 11 libraire(s)
✒ Linda Pommereul
(Librairie Le Failler, Rennes)
Outre le portrait d’un serial killer, Lars Kepler compose, avec Le Somnambule, un polar glaçant avec des rebondissements constants et une réflexion profonde sur les traumas et la violence du silence.
Retour aux fondamentaux avec ce dixième opus de Lars Kepler dont la plume acérée a conquis le monde du thriller scandinave. Une imagination fertile, le souci du détail dans la construction de ses intrigues et une approche qui rompt avec les codes du roman policer ont favorisé le succès immédiat de cette série. Avec Le Somnambule, Lars Kepler poursuit son exploration des profondeurs de l’esprit humain. Vous vous souvenez de ces films d’horreur comme Scream où les victimes sont pourchassées par un tueur sanguinaire en proie à des névroses ? Alors accrochez-vous car vous ne serez pas déçus par ce thriller macabre, complètement immersif, à l’intrigue savamment dosée. Nous sommes à Varberg, une petite ville près de Stockholm. Il est 3 heures du matin et au cœur de l’hiver, des policiers sont appelés pour un cambriolage dans un camping désert. Une vision cauchemardesque les attend. Dans une caravane, il se retrouve face à un corps démembré à coups de hache avec, pour seul témoin, un jeune homme anéanti par le choc. Il s’appelle Hugo Sand, il souffre de profondes crises de somnambulisme et il ne se souvient de rien. Un peu facile me direz-vous ! Coupable ou simple témoin, c’est la question que se posent les enquêteurs. Pour tenter de découvrir la vérité, Joona Linna contacte un ami hypnotiseur. À la lisière du sommeil et de l’éveil, Lars Kepler construit une dynamique implacable où la motivation du meurtrier et la complexité des personnages ajoutent une dimension psychologique invitant le lecteur à réfléchir sur la nature du mal. Les meurtres s’enchaînent. Le polar bascule dans l’horreur. Hugo apparaît comme le vecteur de cette intrigue car sa mémoire vacillante et fragmentée est la clé du mystère. Joona Linna le sait. Une seule certitude : personne ne sortira indemne de cette affaire.