Chronique Mount Terminus de David Grand

  • David Grand
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Bernard Hoepffner
  • Coll. «Coll. « Cadre vert »»
  • Seuil
  • 07/01/2016
  • 420 p., 22 €

Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

David Grand s’impose d’ores et déjà comme l’une des voix majeures de la littérature américaine avec Mount Terminus, fresque d’une incroyable originalité et hommage aux débuts du cinéma.

Il y a dans l’écriture de Grand un souffle poétique et une tendresse pour ses personnages peu communs. En plongeant dans les souvenirs de Jacob, le lecteur entre dans un texte sublime. Jacob Rosenbloom et son fils Bloom viennent s’installer aux confins du désert mojave. Dès les premières pages, l’auteur parvient à nous rendre attachants ces deux personnages perdus au cœur de cette zone hostile, métaphore de leur désarroi et de leur solitude. Pourquoi le père et son fils ont-ils dû fuir la côte Est ? Dès son plus jeune âge, Jacob est attiré par les principes d’optique. Étudiant, il a lu les traités de Newton et a trouvé avec Liebeskind un mentor qui va l’aider à expérimenter ses travaux. À la mort de celui-ci, il hérite d’une petite fortune qui lui permet de poursuivre ses recherches et l’amène à participer à la grande aventure de l’industrie du cinéma. Mais Mount Terminus n’est pas seulement un roman sur l’histoire du cinéma, il s’agit d’une intrigue familiale complexe, parfois tragique, centrée autour d’un personnage féminin qui habite ce texte comme un fantôme sorti de l’ombre. Les secrets seront dévoilés au fil des pages, faisant passer nos personnages des ténèbres au paradis.

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