Chronique Les Wang contre le monde entier de Jade Chang

  • Jade Chang
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Catherine Gibert
  • Coll. «NULL»
  • Belfond
  • 12/01/2017
  • 470 p., 22 €
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Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

Les Wang contre le monde entier est un roman irrésistible et original dans sa manière de traiter l’immigration, à travers le prisme d’une famille chinoise dysfonctionnelle ruinée par la crise des subprimes.

Jade Chang, journaliste pour des journaux féminins américains, publie un premier roman au ton délicieusement loufoque et décalé. Drôle, fin, parfois caustique, ce texte aborde des thèmes aussi sérieux que l’immigration, le déracinement et la perte de certaines valeurs dans un monde où le dieu marchand prend le dessus sur les sentiments. Voici une petite présentation de la famille Wang. Tout d’abord le père, Charles, issu d’une riche famille dont les biens ont été confisqués par les communistes, a réussi à faire fortune aux États-Unis en devenant le tycoon du cosmétique. La belle-mère, Barbra, un peu transparente, partage son temps entre soirées mondaines et achats de parures de bijoux. Quant à leur progéniture, elle se perd dans les doutes existentiels d’une jeunesse dorée. Mais voilà, la crise des subprimes de 2008 pointe son nez et laisse notre famille ruinée. Cependant, Charles Wang ne s’avoue pas vaincu. Il embarque une partie de sa famille à bord de sa Mercedes de collection, dernier vestige de leur fortune, direction la Chine à la conquête de leur héritage confisqué par les communistes. À l’issue de cette odyssée rocambolesque, l’antidote à cette crise se révèlera être l’union des Wang contre le reste du monde.

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