Chronique Je n’ai pas fini de regarder le monde de David Thomas

Linda Pommereul Librairie Doucet, Le Mans

Des instantanés, des clichés sur le quotidien, c’est ce que nous avait offert David Thomas dans son précédent recueil de nouvelles, La Patience des buffles sous la pluie, qui rendait compte de la banalité de nos journées, ces petits riens qui n’ont d’importance que pour nous. Il récidive sur ce ton avec un autre recueil de nouvelles au titre qui résonne comme une invitation au voyage. Je n’ai pas fini de regarder le monde regroupe des textes courts, ciselés et cinglants. Ils se penchent sur les petites cruautés et les petites lâchetés de nos existences. On retrouve cette simplicité et cette fausse candeur qui donnent tant d’énergie aux textes de cet auteur, dont la grande force est de nous confronter à ce que nous sommes, des êtres souvent méchants, hypocrites. Pourtant, même si la plume de David Thomas est parfois cruelle, il ne juge jamais. Mais en nous regardant dans le miroir qu’il nous tend, on ne peut se déprendre d’un certain désenchantement, en même temps que l’on ressent de l’attachement pour ces personnages qui nous ressemblent.

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