Chronique Le Noyau blanc de Christoph Hein

  • Christoph Hein
  • Traduit de l'allemand par Nicole Bary
  • Coll. «Coll. « Bibliothèque allemande »»
  • Métailié
  • 01/09/2016
  • 272 p., 20 €
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Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

Christoph Hein dépeint avec minutie le portrait d’un homme attachant mais ordinaire, perdu dans un monde dont il ne comprend pas les principes et les conventions.

Rudiger Stolzenberg est chargé de cours à l’université de Leipzig. Il est passionné par l’objet de ses recherches, le topographe et librettiste de plusieurs opéras de Mozart, Friedrich Wilhem Weiskern, un illustre inconnu. Stolzenberg n’est pas reconnu par ses pairs qui le jugent sans intérêt. D’ailleurs, à 58 ans, il n’est même pas titulaire de son poste. Il est contacté par un collectionneur mystérieux qui possède des œuvres inédites de Weiskern. Même si le prix est exorbitant, Stolzenberg est prêt à remuer ciel et terre pour se procurer la somme. Si sa vie professionnelle est proche de l’ennui, sa vie amoureuse est plus trépidante, car notre cher Rudiger est une sorte de Don Juan qui collectionne les aventures avec des femmes toujours plus jeunes. Parfois proche de la vanité, il ne se rend pas compte qu’il ne respecte pas la seule qui éprouve des sentiments à son égard. La situation se complique quand il est condamné à un redressement fiscal et qu’il se rend compte que les manuscrits sont probablement des faux. Un roman qui dénonce avec humour une société violente, régie par l’argent et la trahison, où notre anti-héros se perd.

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