Chronique Bastards de Ayerdhal

Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

Le nouveau polar d’Ayerdhal est une petite bombe ; le genre de mécanique capable d’étonner et séduire les lecteurs les plus blasés, tant par son originalité que par l’hommage qu’il rend à ses grands prédécesseurs.

Bastards est un roman inventif et addictif, qui confirme les multiples talents de cet écrivain récompensé à plusieurs reprises pour ses romans de science-fiction. J’attendais avec impatience son prochain livre depuis ma découverte de Rainbow Warriors, un thriller politique intelligent et efficace qui démontrait son habileté à passer d’un registre à un autre. Avec Bastards, Ayerdhal plonge le lecteur dans un polar atypique au rythme nerveux. Alexander Byrd est victime du syndrome de la page blanche depuis qu’il a reçu le prix Pulitzer. Il rencontre alors Colum Mc Cann dans un atelier d’écriture, qui lui conseille de s’inspirer d’un curieux fait divers : une vieille dame est parvenue à tuer ses agresseurs en se servant d’un outil de jardin et grâce à l’aide de son chat. Il parcourt alors la ville à la recherche de celle qu’on surnomme Cat-Oldie. Au terme de ses flâneries urbaines, qui sont aussi prétexte à une réflexion sur le travail de l’écrivain, Alexander retrouve Cat-Oldie sur la tombe d’Houdini, personnage fantasque et fascinant qui a vécu neuf vies et fait mille rencontres, qu’elle prétend avoir connue. Le mystère s’épaissit lorsque Alexander découvre que plusieurs agences des services secrets sont à la poursuite de la vieille dame.

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