Chronique La Sirène, le Marchand et la Courtisane de Imogen Hermes Gowar

Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

L’écrivaine anglaise Imogen Hermes Gowar réveille la Londres georgienne dans ce roman somptueux et envoûtant, sur les traces d’une créature chimérique. Le merveilleux côtoie l’extravagance.

Imogen Hermes Gowar a étudié l’archéologie, l’anthropologie et l’histoire de l’art, autant de cabinets de curiosité qui ont inspiré la rédaction de La Sirène, le Marchand et la Courtisane. Londres, un soir de septembre 1795. On frappe à la porte de Jonah Hancock, le dernier fils d’une lignée de marchands. Il porte le deuil de sa femme et de son fils. Intègre et discret, il regarde s’écouler sa vie dans les effluves du passé. Son visiteur vient lui raconter une histoire étonnante. Il a vendu un de ses bateaux pour une pêche miraculeuse, un trésor incroyable, une créature des eaux pêchées en mer de Chine : une sirène ! L’arrivée de cette créature fantastique dans la vie de notre négociant lui apporte la fortune et l’intérêt de la foule, comme de la bonne société anglaise. La sirène devient l’objet de toutes les curiosités et de toutes les convoitises. Grâce à son trésor, Jonah Hancock fréquente les salons, savoure son succès sans se rendre compte qu’il court à sa perte. En effet, prenez garde à cet être insaisissable qui peut plonger le cœur de l’homme dans les pires tourments et peut provoquer la folie ou la chute de l’infortuné ! Lors d’une soirée, il fait la connaissance d’Angelica Neal, une courtisane qui le fascine et l’emporte dans ses volutes de séductrice. Entre les deux va se nouer une relation complexe ou aimer devient terrible car les pouvoirs destructeurs de la chimère ne sont jamais très loin. La fertile imagination de l’auteure enchante le réel. On plonge avec délice dans cette évocation du Londres du XVIIIe siècle qui met en scène la réalité politique de l’époque. Roman historique teinté d’une pointe de fantastique, ce récit prend des allures de conte cruel où le monstre marin symbolise l’arrogance et l’avidité des hommes.

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