Chronique Que viva la musica ! de Andrés Caicedo

Par Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

Belfond édite un chef-d’œuvre de la littérature latino-américaine, une promenade hallucinée et musicale devenue le symbole de toute une génération.

Le premier exemplaire de Que viva la musica ! sort des presses le 4 mars 1977. Le même jour, l’auteur se suicide. Il est âgé de 25 ans. Cette œuvre magistrale, unique roman de Andrés Caicedo, devient rapidement un mythe littéraire et le symbole d’une jeunesse désireuse de transgresser les codes et les valeurs morales pour s’abandonner aux plaisirs de la vie nocturne. Maria est une jeune fille issue de la bourgeoisie de Cali. Elle n’en partage cependant ni les valeurs ni les codes. Le jour où elle décide de ne pas honorer son rendez-vous hebdomadaire avec de jeunes étudiants marxistes pour laisser libre cours à sa passion pour la musique, elle amorce une longue errance rythmée par les drogues, le rock et la salsa. Caicedo abandonne les canons du réalisme magique. La narration progresse au gré des choix et des réflexions de Maria, restitués par un bouillonnant monologue intérieur nourri des obsessions du personnage et de sa consommation intensive de drogues. Le roman se fait aussi le réceptacle de la crise culturelle qui traversait alors la Colombie et l’ensemble de l’Amérique latine, en mettant en scène une modernité économique et politique déjà, à l’époque, dévastatrice. Un monument littéraire digne de Bolaño, Kerouac ou Burroughs.

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