Chronique Peut-être Esther de Katja Petrowskaja

  • Katja Petrowskaja
  • Traduit de l’allemand par Barbara Fontaine
  • Coll. «NULL»
  • Seuil
  • 08/01/2015
  • 273 p., 21 €
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Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

Katja Petrowskaja est née à Kiev, vit à Berlin et écrit en allemand. Peut-être Esther est son premier roman, qui lui a valu en 2013 le prestigieux prix Ingeborg Bachmann.

Peut-être Esther est une quête des origines. Depuis son enfance, Katja Petrowskaja est sensible aux silences et aux non-dits quant à l’évocation de son histoire familiale. Devenue adulte, elle s’efforce de reconstituer son arbre généalogique, consciente que cette introspection se révèle nécessaire pour se construire et apporter des réponses à sa fille. D’archives en témoignages, elle convoque l’histoire de ses aïeux, victimes des purges staliniennes ou des camps de la mort. D’une maturité peu commune, dotée d’une personnalité façonnée par la présence constante de la mort à ses côtés, elle se lance à la recherche des absents. Elle retourne sur les lieux, Varsovie, Berlin, le ravin de Babi Yar à Kiev où furent exécutés le 29 septembre 1941 plus de 33 000 juifs. De nombreux portraits émaillent le récit, dont celui de son arrière-grand-mère dont le souvenir s’efface peu à peu faute de témoin, mais cette histoire s’impose comme une blessure jamais cicatrisée. Par la magie de son écriture aussi minutieuse qu’éblouissante, de ces images vues comme à travers le trou d’une serrure, Katja Petrowskaja restitue une tranche d’histoire du xxe siècle.

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