Chronique Juliette dans son bain de Metin Arditi

Emmanuelle GEORGE (Gwalarn - 22300 Lannion)

Metin Arditi n’a pas son pareil pour mettre en lumière le monde de l’Art, son histoire comme ses enjeux. Ici, c’est le don de deux tableaux à un musée qui déclenche, à la fois, intrigue policière et satire sociale.

 

Quand le milliardaire Ronald Kandiotis annonce qu’il fait don de deux tableaux signés Picasso et Braque, l’un et l’autre intitulés Juliette dans son bain, au musée des Arts du XXe siècle, il n’imagine pas que sa fille sera kidnappée le lendemain. L’AVRAK (Association des Victimes de Ronald Arkady Kandiotis), qui revendique l’enlèvement, ne demande pas de rançon mais exige que paraissent dans la presse nationale dix textes dévoilant le passé secret et peu glorieux du richissime mécène. Commence alors l’insupportable attente, la lente remise en question d’un homme puissant progressivement gagné par le doute, peu à peu rattrapé par des souvenirs qui, s’ils s’étalaient sur la place publique, ruineraient à jamais sa réputation. Au-delà de cette intrigue policière qui happe dès les premières lignes, l’auteur excelle à brosser le tableau de l’ascension et de la chute d’un homme, alternativement sauvé et anéanti par la beauté – c’est-à-dire par l’art. Comme souvent dans les romans de Metin Arditi, la famille, le désamour, la richesse, la renommée, la jalousie, l’ambition… sont des acteurs essentiels de l’intrigue, à laquelle il insuffle ce rythme si particulier.

 

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