Chronique Elle joue de Nahal Tajadod

Par Emmanuelle George Librairie Gwalarn (Lannion)

Deux femmes. L’une, écrivain, raconte l’autre, comédienne. Toutes deux sont iraniennes. L’une est née en 1960, l’autre vingt ans plus tard. Chacune à sa façon parle de son pays.

Nahal Tajadod vit en France depuis 1977. Spécialiste du bouddhisme, du christianisme iranien et du poète persan Rûmi, elle a publié plusieurs essais et deux textes autobiographiques. Dans Elle joue, celle qui a connu l’Iran du Shah s’attèle bien plus qu’à un roman biographique. Elle mène une vraie réflexion sur le destin d’une comédienne née après la Révolution de 1979 et qui n’a connu que le régime islamique. Dans cette fiction, l’artiste est appelée Sheyda. Douée pour la musique, elle y renonce. Elle doit porter le foulard, mais ira jusqu’à se raser le crâne afin de pouvoir sortir librement sous le nom d’Amir. On devine derrière le personnage décrit par Nahal Tajadod, la comédienne Golshifteh Farahani (nominée aux Césars du meilleur espoir féminin en 2012), mais peu importe finalement. Car sa vie est celle d’une jeune Iranienne qui désire vivre et s’exprimer, notamment par le biais de l’art (musique, théâtre, cinéma). Sauf qu’en Iran, on en a décidé autrement… C’est un texte émouvant et nécessaire. Malheureusement !

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@