Chronique Ce que nous confions au vent de Laura Imai Messina

Emmanuelle George Librairie Gwalarn (Lannion)

Ce roman est inspiré d'un endroit réel, situé au nord-est du Japon. Là, dans le jardin d'une maison, non loin d'une des régions les plus touchées par le tsunami du 11 mars 2011, a été installée une cabine téléphonique. À l'intérieur, se trouve un vieux téléphone noir qui n'est pas branché mais emporte les voix dans le vent. Chaque année, des milliers de personnes décrochent le combiné pour confier des messages à destination de leurs proches disparus. Laura Imai Messina imagine et décline ici avec beaucoup de délicatesse quelques histoires de résilience rendues possibles grâce au « Téléphone du Vent ». Notamment celle de Yui qui a perdu sa mère et sa fille, et celle de Takeshi et Hana, sa petite fille mutique depuis la mort de sa maman. Dans ce premier roman qui fait la part belle à la musique, à la gourmandise, à la bienveillance, tout comme aux mots, à la spiritualité et à la culture japonaise, s'entrelacent joie et tristesse, poésie et tendresse.

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