Chronique Femme au foyer de Jill Alexander Essbaum

Emmanuelle George Librairie Gwalarn (Lannion)

\" Anna était une bonne épouse, dans l’ensemble » : telle est la première phrase du premier roman de la poétesse américaine Jill Alexander Essbaum. D’emblée l’empathie qu’inspire cette anti-héroïne éveille la curiosité et incite à savourer ce troublant portrait de femme en quête d’identité et de sérénité. Mariée à un banquier, elle élève leurs trois enfants dans une riche banlieue de Zurich. D’origine américaine, elle parle mal le suisse allemand et ne se sent pas bien intégrée. Engluée dans une vie qui l’ennuie, elle suit des cours de langue, entame une psychanalyse et multiplie les aventures extraconjugales. Est-ce vraiment ainsi qu’elle pourra dire adieu à son mal de vivre ? Dans cet intelligent roman psychologique, à la fois poétique et réaliste, on croise les ombres d’Anna Karénine, Emma Bovary ou Lady Chatterley. Et on se surprend à méditer cette phrase de Carl Jung citée en exergue : « Qui n’a pas traversé l’enfer de ses passions ne les a jamais vaincues. »

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