Chronique Nous avant tout le reste de Victoria Redel

  • Victoria Redel
  • Traduit de l'anglais (États-Unis)
  • Coll. «Littérature étrangère»
  • Flammarion
  • 04/04/2018
  • 304 p., 20 €
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Emmanuelle George Librairie Gwalarn (Lannion)

« Une pour toutes, toutes pour une. » Voilà la devise d’une bande. Celle de cinq femmes dont Victoria Redel conte avec humour et gravité l’amitié sincère et puissante.

Depuis leur prime jeunesse, Helen, Ming, Caroline, Mollyet Anna sont amies. Toujours complices, elles ont fait les 400 coups ensemble à l’adolescence. Puis le temps a passé et la vie leur a réservé son lot de surprises, de bonheurs, de malheurs aussi. « À elles toutes, il y a eu douze grossesses menées à terme. Trois avortements entre la sixième et la huitième semaine. Trois fausses couches. Un avortement médical post-amniocentèse. Juste pour info. » Aujourd’hui, les « vieilles » amies sont à nouveau réunies, en urgence, car l’une d’elles est mourante. Leur amitié n’a pas pris une ride, plus vive et forte que jamais. Leurs souvenirs resurgissent et la bienveillance du conciliabule s’impose. Traduite pour la première fois en français, Victoria Redel développe une très belle ode à l’amitié. Dans ce roman sensible, elle campe des personnages et des situations souvent en demi-teinte ce qui donne à son histoire une diversité de ton délectable. Triste, tendre et drôle, son texte est formé d’une suite de fragments narratifs non-chronologiques dont l’assemblage forme un puzzle littéraire qui porte la mémoire de cinq femmes pour qui les amies comptent « avant tout le reste ».

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