Chronique L’Égaré de Lisbonne de Bruno d’Halluin

Emmanuelle George Librairie Gwalarn (Lannion)

Après Jon l’Islandais, le deuxième roman de Bruno d’Halluin aux éditions Gaïa, L’Égaré de Lisbonne, est un texte palpitant qui se déroule au temps des grandes découvertes. Comme João Faras, son narrateur, embarquez à la découverte du Brésil.

« C’était au temps où l’on osa enfin s’éloigner des côtes et s’enfoncer dans la mer ténébreuse […]. C’était au temps où les côtes dessinées sur les cartes marines se terminaient en pointillés […]. C’était au temps où un pape pouvait couper le monde en deux et en offrir chaque moitié à deux pays du Sud-Ouest de l’Europe […]. C’était au temps où l’on explorait le monde, porté par les vents et la mer, pour le meilleur ou pour le pire. » Ces quelques phrases extraites des premières pages du livre donnent le ton. L’Égaré de Lisbonne est un roman d’aventure qui revient sur l’époque des grandes découvertes, qui s’intéresse à la navigation et aux enjeux économiques, politiques et religieux liés aux explorations maritimes des xv et xvie siècles. Pour nous guider dans cette époque entre Moyen Âge et Renaissance, entre judaïsme et christianisme, entre terre et mer, ancien et nouveau monde, le romancier Bruno d’Halluin a choisi de mettre en scène et en relief un personnage qui a réellement existé : un certain João Faras, cosmographe, médecin et chirurgien du roi du Portugal, membre de l’expédition menée par Pedro Álvares Cabral qui a découvert le Brésil en 1500. La bonne fortune ou les mésaventures du candide Portugais ne laissent pas indifférent. Chargé de dessiner le contour de côtes jusqu’alors jamais observées, espérant ainsi contribuer à l’enrichissement du très convoité Padrão Real, la carte du monde royale et secrète, il connaîtra l’exaltation de la découverte de nouvelles terres et de nouveaux peuples, mais aussi l’effroi et le découragement face aux tempêtes, la faim et les maladies. Pourtant, à son retour à Lisbonne auprès des siens, l’aventure ne fait que commencer… En ces temps de grandes découvertes, embarquez pour le nouveau monde. « Pour le meilleur ou pour le pire », prévient Bruno d’Halluin.

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