Chronique Au premier regard de Margriet de Moor

  • Margriet de Moor
  • Traduit du néerlandais par Françoise Antoine
  • Coll. «En lettres d’ancre»
  • Grasset
  • 07/03/2018
  • 152 p., 15 €
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Emmanuelle George Librairie Gwalarn (Lannion)

Comment accepter la perte de l’être aimé et renaître ? Dans ce court roman, Margriet de Moor dresse le portrait d’une femme en deuil, magnifiquement portée vers la vie.

Voici une énième nuit d’insomnie où le tic-tac de l’horloge, le son d’une cloche, les battements de cœur égrènent les minutes, les heures. Celles d’une femme en souffrance. Très tôt veuve, désormais amante de partenaires ponctuels, elle tente d’apprivoiser son deuil. Lentement, avec fragilité et les sens en éveil. Un éveil qui survient au cœur de toutes ses nuits, les plus douces comme les plus sensuelles. Ce récit est celui d’une femme oscillant entre douleur et renaissance. Chaque nuit, depuis la perte de son mari, elle se lève dans la nuit froide et obsédante des souvenirs. Le temps de faire un gâteau, de rassembler des ingrédients, de suivre sa recette, de mettre le four à chauffer, de choisir un plat, cette femme raconte. Elle narre l’avant et l’après, une acceptation lente et une renaissance aux sensations, aux mots, aux échanges. Dans ce court roman tout en retenue, bercé par la sensualité et la réflexion, Margriet de Moor dresse un portrait de femme aux certitudes brisées, à l’espoir vacillant mais aux pouvoirs inattendus. Le charme de ce texte est fou, exaltant comme une passion, déchirant comme une déflagration, précieux comme un infime souffle de vie.

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