Chronique Journal d’un corps de Daniel Pennac

Emmanuelle George Librairie Gwalarn (Lannion)

Qu’il défèque, urine, éternue ou se gratte, ce narrateur anonyme (né en 1924) se refuse à tenir un journal intime. Qu’il saigne, crie (à la place du blessé !), pète, frissonne ou déglutisse, caresse ou jouisse, son corps a cela d’universel qu’il est source de plaisirs comme de désagréments. Pour l’enfant chétif qui prend pour modèle l’écorché du Larousse comme pour ce grand-père forcément décrépit qui voudrait aussi tenir le journal de ses oublis, les os, la chair, les poils et compagnie, tout est matière à narration. Notre narrateur décrit les choses comme elles viennent, avec une certaine philosophie. Ce qu’il ne dit pas d’une vie bien remplie est à découvrir et à comprendre entre les lignes. On y croise entre autres un père qui « parle en Italique », un « Dodo » protecteur, le secret du raisiné de Violette, le destin de Grégoire, les blagues de Tijo, etc. Touchant et drôle, ce Journal d’un corps l’est assurément. Une version au féminin serait appréciée (notamment par le diariste lui-même). Qui veut tenter l’aventure ?

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