Chronique Fuki-no-tô de Aki Shimazaki

Eva Halgand Librairie Fontaine Victor Hugo (Paris 16e)

Après Le Poids des secrets et Au cœur du Yamato (Babel), Aki Shimazaki revient avec une nouvelle série consacrée aux relations amoureuses et à la représentation de la femme.

Dans la petite ferme biologique dont elle a hérité de son père, Atsuko semble mener une vie sereine aux côtés de sa famille. Ses enfants, adolescents, sont de plus en plus autonomes et son mari peut être fier du journal qu’il a lancé. Pourtant, quelques années auparavant, tout n’était pas si simple. Atsuko découvrait que son mari avait une liaison et lui proposait le divorce. Aujourd’hui, la vie a repris son cours : Atsuko a finalement pardonné les écarts d’un homme prêt à se racheter en sacrifiant beaucoup pour elle. Alors, lorsque Fukiko, une jeune femme avec qui elle avait entretenu une amitié amoureuse au lycée, ressurgit dans sa vie, le doute s’installe. Dans ce nouveau cycle intitulé L’Ombre du chardon et tout particulièrement dans ce quatrièmeme opus, Aki Shimazaki évoque, à travers la métaphore de la nature, différentes féminités. Toujours avec poésie et sensualité, elle parle d’un sujet encore très tabou au Japon, l’homosexualité. Comme à son habitude, elle ouvre une nouvelle porte sur son histoire et ses personnages. Et si la lecture de ce texte prend tout son sens à la rencontre des autres titres du cycle, il peut également se lire indépendamment et n’en perd pas pour autant de son intérêt.

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