Chronique Mécanique de la chute de Seth Greenland

  • Seth Greenland
  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Esch
  • Coll. «Piccolo»
  • Liana Levi
  • 14/01/2021
  • 720 p., 12 €

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

Jay Gladstone est riche à milliards. Il mène sa vie selon ses désirs. Il est important. Il n’est pas vraiment détestable. Et pourtant, un caillou dans la chaussure, un léger malaise lors d’un voyage, un grain de sable dans son empire seront vécus par Jay comme les signes avant-coureurs d’une catastrophe imminente. Quand un flic blanc tue un homme noir, les silences se brisent, les opportunistes affûtent leurs armes. Alors, quand Jay Gladstone, cet homme adulé car influent, cet homme respecté car craint, commet l’irréparable, c’est son monde qui s’écroule et lui, le puissant, découvre l’effroi, devient la proie. Seth Greenland dissèque avec maestria les réactions et les comportements face à cette chute. D’une petite phrase, il crée un tremblement de terre. Ne rien dévoiler ! Dire que les personnages ne sont jamais secondaires car tous jouent un rôle principal dans la mécanique. Ne pas les décrire mais laisser le lecteur se les prendre en pleine gueule. Se dire un instant que tout peut s’arrêter, le penser, le souhaiter, que l’emballement médiatique s’essoufflera. L’homme ne vivra plus de ses désirs. Il est brisé. De manière implacable.

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