Chronique Chat sauvage en chute libre de Mudrooroo

  • Mudrooroo
  • Traduit de l’anglais (Australie) par Christian Séruzier
  • Coll. «NULL»
  • Asphalte
  • 12/01/2017
  • 192 p., 18 €
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Un classique en Australie, ce Chat sauvage en chute libre, paru en 1965, est intéressant outre ses qualités littéraires indéniables, par le fait que le texte est considéré comme le premier roman écrit par un aborigène. Narrée à la première personne, cette plongée en terres hostiles happe le lecteur. Sortir de prison et, – pari fou – : ne pas y retourner, alors que l’on sait par avance que les dés sont pipés, que l’extérieur offre autant de plaisirs que de risques. Suivre l’errance d’un jeune métis aborigène dans une société où déterminisme social, racisme ordinaire, rejet de ses origines… rendent minces les chances de rédemption. Il erre, il rencontre, il titube, il se noie, puis se relève, il avance coûte que coûte jusqu’au point de départ. Roman noir autant que témoignage, cette réédition vaut aussi par la postface de l’auteur : « Je suis moi et personne d’autre ». Une réflexion sur l’identité frappante d’actualité.

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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