Chronique L’Art de perdre de Alice Zeniter

Des montagnes sauvages et reculées de Kabylie en 1930 au Paris de nos jours, Alice Zeniter offre au lecteur une exceptionnelle fresque familiale chahutée par l’Histoire. D’Ali à Naïma, sa petite-fille, elle donne ainsi à lire et à comprendre ces déracinés avec une force romanesque déconcertante. 1930, Kabylie. Ali est un jeune garçon maigre qui n’a pour avenir que de se casser le dos sur des terres rocailleuses. Vingt ans plus tard, comme dans un conte de fées, un pressoir, charrié par les flots, vient à lui. C’est le début d’une vie aisée : l’exploitation grossit, les affaires sont florissantes et sa famille est auprès de lui. De nos jours, Naïma, jeune femme citadine, s’interroge sur l’histoire de sa famille, sur le sens du mot « Harkis », sur les silences qui entourent ces décennies, sur la vie d’Ali désormais disparu, sur celle de sa grand-mère, sur son père Hamid. Sur 500 pages addictives, Alice Zeniter, en trois parties distinctes, construit une fresque familiale lumineuse malgré la rudesse des contextes historiques et sociaux.

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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