Chronique Face au Styx de Dimitri Bortnikov

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Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

Il est de certains livres comme d’une aventure. Mettre un pied devant l’autre sans savoir où l’on va. Ouvrir Face au Styx, c’est admettre que l’on peut à tout moment vaciller. Puis chuter. Suivre Dimitri, jeune Russe errant dans Paris, préférant la compagnie des morts – ou presque : il est aide-ménager pour personnes âgées et seules –, ou celle des vivants mais fous. C’est donc accepter d’être emporté par un torrent violent. Ce livre est une prouesse littéraire étonnante, basculant de la crudité à la tendresse en huit mots, deux points, trois exclamations. Il faut demander au libraire de s’asseoir, de s’installer quelques minutes en un confortable fauteuil afin d’ouvrir cet OLNI (objet littéraire non identifié). Alors, deux solutions s’offriront à vous : refermer le livre en pestant, ou sortir comme un diable (sans oublier de le régler à mes collègues) afin de vous y replonger. Dimitri Bortnikov a probablement terminé cet objet dans une extrême fatigue. Mais qu’il se rassure, le lecteur refermera son œuvre dans un état similaire au sien. Et Dieu que cette fatigue est bonne !

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