Chronique Les Justiciers de Glasgow de Gordon Ferris

  • Gordon Ferris
  • Traduit de l’anglais (Écosse) par Hubert Tézenas
  • Coll. «Coll. « Seuil Policiers »»
  • Seuil
  • 17/03/2016
  • 480 p., 22.50 €

Deuxième partie d’un projet qui en comptera quatre, Les Justiciers de Glasgow décryptent une société écossaise dans un immédiat après-guerre ravagé par la soif de pouvoir.

Certaines villes présentent, par leur architecture, leur population, leur culture et leur géographie, un terrain de jeu propice aux écrivains de polars. Glasgow est de celle-ci, tant elle inspire Gordon Ferris dans son nouveau «noir ». La ville et ses quartiers ouvriers, ses pubs, dictent la tonalité et le rythme de la narration. Revenu de la Seconde Guerre mondiale, Douglas Brodie, ex flic et sous-officier, devient reporter pour La Gazette. Invité par un détenu à protéger un ex-soldat, Douglas hésite, tergiverse, pourtant désireux de « faire ses preuves ». Alors, quand ce détenu est retrouvé pendu dans sa cellule, il se lance dans une trouble affaire, celle des Marshals de Glasgow. Ce groupuscule s’autoproclame défenseurs de l’honneur et infligent à leurs victimes des châtiments spectaculaires illustrés par des citations de l’Évangiles. Ils deviennent le bras vengeur de l’autorité suprême, chargé de rendre la justice quand celle-ci a, selon eux, failli. Dans une société de l’après-guerre, entre reconstruction et pauvreté extrême, les violences sont exacerbées, les suspicions sont légion et la corruption omniprésente. Douglas met le pied en terrain miné et le lecteur avec. Addictif.

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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