Chronique L’Autobus de Eugenia Almeida

  • Eugenia Almeida
  • Traduit de l’espagnol (Argentine) par René Solis
  • Coll. «Coll. « Suite Hispano-américaine »»
  • Métailié
  • 13/09/2012
  • 127 p., 7 €

Un village argentin perdu, balayé par les vents. Des habitants ancrés dans leurs habitudes et leurs certitudes. Une ville coupée en deux par une voie de chemin de fer, une frontière entre deux mondes : d’un côté les notables, de l’autre les exclus. On ne se mélange pas, jamais. Et pourtant… Ponce, l’avocat, décide, malgré les recommandations du docteur Vieytes, de s’installer là bas : « Vous n’êtes pas d’ici. Vous venez de la ville. Et il y a des choses qu’on met longtemps à comprendre. Le village réel, le seul vrai village, il est de ce côté-ci des voies. » Le bouleversement qui bouscule le modeste quotidien survient. La barrière de la voie de chemin de fer reste fermée. L’autobus ne s’arrête plus.
Grâce à de petits détails de vie, l’auteur nous permet de connaître ces gens, car c’est bien dans leurs petits travers et leurs petites habitudes que l’on peut cerner leurs existences et mieux comprendre que ce présent se fissure, n’augurant rien de bon pour l’avenir.

JEAN-BAPTISTE HAMELIN, Librairie Le Carnet à spirales, Charlieu

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