Chronique Giovanni, le bienheureux de Giovanni Arpino

Giovanni, le bienheureux, premier roman de Giovanni Arpino publié en 1951, brille par sa liberté. Les rues de Gênes dans l’immédiat après-guerre sont étroites, vivantes, joyeuses et belliqueuses. Giovanni vit de petits boulots, de débrouilles, de bons plans parfois bancals et inattendus, comme cette inénarrable course cycliste. Affublé d’une escorte théâtrale, Mange-Clous l’avaleur de grenouilles et Mario le philosophe bourlingueur, il erre dans les rues de Gênes avec la farouche intention de vivre sans travailler et de trouver en chaque chose la raison de s’épanouir. Noble programme, sans doute, mais qui ne prédispose pas à la sérénité d’une vie paisible et d’une panse correctement remplie… Arpino s’amuse à conter les aventures de ces Pieds nickelés italiens et le lecteur déambule à sa suite avec enthousiasme. Prémices de l’œuvre essentielle d’Arpino, Giovanni, le bienheureux est à la fois le témoignage d’une époque révolue et un roman formidable d’inventivité.

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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