Chronique À quoi bon la révolution si je ne peux danser de Ece Temelkuran

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Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

Femme libre dans un pays où ces deux mots mêlés hérissent le poil de la dictature de la pensée, Ece Temelkuran offre à nos yeux d’Occidentaux un autre tableau du Printemps arabe. Quatre femmes, le temps d’un mariage, se retrouvent sur le toit d’un immeuble à Tunis, fument, boivent et surtout parlent. Quatre femmes aux parcours différents, liées par une soif vitale de connaître la vérité, de ne plus subir la réalité, celle proposée par l’État. Le temps d’un improbable périple, de la Tunisie au Liban, en traversant la Libye et l’Égypte, elles témoignent de ces pays d’après les révolutions. Moderne périple de quatre femmes, ce roman au titre formidablement évocateur, est un acte de résistance d’une intellectuelle libre. Éjectée du journal où elle travaillait pour avoir osé témoigner d’actes barbares malgré l’interdiction du gouvernement, Ece Temelkuran choisit la littérature afin d’offrir au monde une autre réalité que celle dictée par le pouvoir oppresseur.

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