Chronique Les Friedland de Daniel Kehlmann

Les Friedland se découvrent le jour où ils se séparent. Ce jour où le père, Arthur, fuit son quotidien, vide le compte commun et disparaît pour vivre sa vie d’écrivain, poussé à l’acte par une séance d’hypnose. Trente ans plus tard, nous retrouvons ses jumeaux : Iwan, peintre raté, Éric, homme d’affaires véreux. Et leur demi-frère Martin, prêtre obèse ne croyant pas en Dieu. Un événement extérieur, la crise financière de 2008, va accentuer leur chute personnelle, en déclenchant une crise d’identité. Cette faillite collective devient dès lors une faillite individuelle pour Martin, Éric et Iwan. Bien entendu, de nouveau, le détachement de l’auteur face à ses personnages donne au récit un ton d’une drôlerie et d’une impertinence redoutables ! Finalement, Arthur, le père, n’est-il pas, par son extrême lâcheté ou par son grandiose courage, le seul à avoir joui de la vie ? Question immorale qui irrigue ce roman à lire le sourire aux lèvres… mais aussi avec un pincement au cœur.

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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