Chronique Long Island de Christopher Bollen

Un gros pavé parfait pour le mois de mai et ses ponts ! Pour les aficionados de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, Long Island est emballant.

Comme dans son précédent roman Manhattan People (Points 2017), Christopher Bollen étonne par sa faculté à prendre son temps, à dresser des portraits précis de personnages, à détailler les caractères des uns et des autres pour mieux exacerber les tensions, exploser les convenances, explorer les réactions. Le village d’Orient s’endort paisiblement après la frénésie de l’été. Chacun reprend sa place, son rôle dans cette petite communauté bien établie et joliment hypocrite, dans laquelle on voit l’arrivée d’artistes new-yorkais d’un mauvais œil. Cette tranquillité de façade est troublée par l’apparition dans le village d’un adolescent au passé trouble, Mils Chevern, accompagné par Paul Benchley, architecte, qui possède une maison de famille au village. Mils devient rapidement l’objet de toutes les curiosités. Alors, quand le corps d’un résident est retrouvé dans la baie, la tension monte d’un cran, le roman glisse vers le polar en huis clos, dans cet Orient isolé. Un peu comme Agatha Christie, Bollen essaime au fil des pages quelques indices qui feront sens lors de la résolution de l’énigme. Ambitieux roman, Long Island, fort de ses 646 pages est fortement addictif.

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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