Chronique L’Escalier de Jack de Jean Cagnard

Formidable hommage à la classe ouvrière, à la liberté, à la littérature, à l’écriture spontanée et à la lecture, œuvre d’une grande poésie, œuvre réellement drôle et (im)pertinente (ah ! les scènes de la vie militaire), œuvre de dérive assumée et souhaitée, L’Escalier de Jack mène, marche après marche, au plaisir ultime de la lecture, celui qui donne au lecteur l’envie de différer indéfiniment l’instant de la dernière page. Notre écumeur de petits boulots, personnage central et certainement autobiographique, s’avère totalement libéré des entraves de l’enrichissement ou de la recherche de celui-ci. Le choix du vouvoiement confère alors un regard allant de l’ironie détachée ou amusée à l’empathie totale et protectrice. Cet Escalier de Jack est un contre-pied aux ascenseurs cousus de fils blancs d’une littérature parfois trop lisse et aseptisée. Cet escalier est inclassable. Et bien tant mieux ! Tenons ensemble la rampe, gravissons ensemble ces marches d’où résonne encore le pas de Jean Cagnard, d’où résonne encore sa libre écriture, gravissons, observons et savourons…

Par Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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