Chronique Inland de Téa Obreht

En 2011 Téa Obreht signait un superbe premier roman, La Femme du tigre (Calmann-Lévy et Le Livre de Poche, prix Page des libraires). Elle revient aujourd’hui avec Inland, western original porté par une plume exigeante, qui revisite librement les mythes fondateurs américains. En Arizona, 1893, une sécheresse redoutable sévit et désole les paysages. Téa Obreht raconte le périple de Lurie, né dans l’Empire ottoman, meurtrier en cavale qui s’enrôle dans l’United States Army Camel Corps, traversant la Californie à dos de chameau. Un western chamelier, donc, fruit d’une réalité historique. Le second personnage de ce texte est Nora, qui vit seule avec un de ses fils, Toby, seule depuis que son mari est parti à la recherche de l’eau et que ses autres fils se soient volatilisés. Nora sait qu’elle devra quitter la maison. Bien entendu, leurs destins vont se télescoper. Le manque d’eau est cruel et la tension est forte pour le lecteur qui est, lui, en manque d’oxygène. Une réussite vraiment originale.

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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