Chronique Post-scriptum de Alain Claude Sulzer

En Suisse, à l’Hôtel Waldhaus, Lionel, acteur phare allemand, se repose comme chaque année. Il est en attente d’un début de tournage qui tarde toutefois à se mettre en place en raison de la situation politique à Berlin. Il se languit également de la venue d’Édouard, son trouble amant. Il s’oubliera un peu dans les bras de Walter, jeune postier du village. La seconde partie se déroule aux États-Unis, où Lionel n’est plus cette star adulée et où Édouard est devenu un sous-fifre du régime nazi. Les sentiments, les relations entre les êtres, selon l’époque, selon les critères sociaux… Alain Claude Sulzer reprend avec brio ces thèmes déjà abordés lors de ses romans précédents et tisse avec celui-ci une toile d’araignée dans laquelle ses personnages sont prisonniers et peu maîtres de leurs destins. Les convictions s’écroulent, le quotidien est plus âpre. En prenant le temps de décrire avec précision et par petites touches les lieux, les comportements, les personnages, Sulzer brille de nouveau par sa justesse. Un peintre du sentiment.

Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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