Entretien Moscou Babylone de Owen Matthews

Roman Lambert, citoyen anglais en mal d’aventures et de frissons, débarque à Moscou en 1995. Expatrié au pays des dérives, il découvre une ville offerte aux frasques grotesques et avides de ses semblables, riches dominateurs d’une population soumise. Un voyage littéraire de haute voltige.

Après Les Enfants de Staline, Owen Matthews signe son retour et celui de son double littéraire Roman Lambert dans la Russie des années 1990, pays aux contrastes saisissants. Peuplée d’expatriés, profiteurs zélés et cupides, ou de gamines s’extrayant d’une province russe déprimante en se faisant enrôler dans des films X et en servant d’hétaïres extatiques dans des soirées de défonces, la nuit moscovite projette sur grand écran ce que l’âme peut engendrer de pire. Et pourtant, les valeurs les plus nobles arrivent à percer ce triste paysage. Ce Moscou Babylone est terriblement addictif. Aimantant le lecteur, il conduit celui-ci dans une Russie en évolution, en pré-révolution. Ambivalent, ce Moscou décrit avec précision suscite autant le désir que le rejet. Owen Matthews dote son roman de multiples personnages aux vies pleines et différentes – journalistes, hommes d’affaires, prostituées, policiers, etc. – et nous offre, outre le tableau de la vie moscovite, l’analyse de celui-ci. Une exploration complète et fine grâce aux multiples vies de l’auteur et à sa lucidité ; toutes choses qui achèvent de faire de Moscou Babylone un roman puissant, ambitieux et ample.

 

Page — Pouvez-vous expliquer la genèse de votre nouveau roman, très attendu après le mérité succès critique et public des Enfants de Staline ?
Owen Matthews — C’est assez simple. J’ai commencé à écrire un livre autobiographique sur les années 1990 en 1999. Il se nommait Moscou Babylone. Mais ce livre est devenu le récit historique de ma famille, récit que vous connaissez sous le titre Les Enfants de Staline. Puis je me suis éloigné des histoires frivoles et grotesques des années 1990 pour me concentrer sur cette part d’histoire familiale. Après la sortie des Enfants de Staline, j’ai discuté de la suite avec mon éditrice, Véronique Cardi. Elle me proposa l’idée d’un roman policier dans le Moscou des années 1990. Quatre années plus tard, Véronique a changé de maison d’édition et m’a proposé une avance pour écrire ce fameux livre qui dormait en moi depuis 1999… Et voilà ! Le nouveau Moscou Babylone, phœnix des cendres de l’ancien livre. […]

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Jean-Baptiste Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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