Chronique Ma chère Lise de Vincent Almendros

Premier roman d’un jeune auteur, Vincent Almendros, Ma chère Lise se déguste comme un bonbon acidulé. On le laisse fondre dans sa bouche, on est un instant surpris par son piquant, on le savoure longtemps et on en redemande !


Ma chère Lise est une histoire d’amour à la fois belle et simple, presque chaste en fait. Le narrateur, 25 ans, tombe amoureux de Lise, 15 ans.
Il est son professeur particulier. On ne sait pas comment il en est venu à lui donner des cours ni comment a commencé leur liaison. Peu importe… Ce qui compte, c’est leur relation. Tout le roman est raconté du point de vue du narrateur, comme une longue confession. Lise est une jeune fille assez frivole, insouciante et issue d’une famille très riche. Lui est plutôt solitaire et vient d’un milieu ouvrier. Elle ne cherche que le plaisir de la vie, il est obsédé par la mort. Rapidement, les parents de Lise invitent le narrateur dans leur maison de campagne. Il les accompagnera même plusieurs fois en voyage. Bien sûr, la différence de classe sociale le met souvent mal à l’aise, même si la famille de Lise se montre très chaleureuse et accueillante à son égard. D’ailleurs, notre héros se prend rapidement d’affection pour eux. Il devient très complice avec le père de Lise, lequel exercera une certaine fascination sur lui. Par opposition, il ressent de la gêne pour ses propres parents. Mais au-delà de la charmante petite histoire, Ma chère Lise est une réflexion subtile sur le désir amoureux et la lassitude qui peut vite survenir. En effet, on comprend très vite que pour Lise, cette liaison est plus un caprice, une envie… « Lise s’amusait d’un rien, en l’occurrence de moi. » Il est comme le café qu’elle s’obstine à commander dans les bars alors qu’elle n’en aime pas le goût. Un roman sur la vie, sur l’amour, sur la mort, sur les gens. Un roman surprenant de simplicité et pourtant tellement lourd de sens. Une histoire entre une fille et un garçon dans laquelle chaque lecteur, c’est sûr, se retrouvera. Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. Un texte narré par une seule voix, mais une voix qui se veut universelle. C’est beau, c’est frais… empreint d’une certaine mélancolie. Une jolie comédie douce-amère et tout à fait irrésistible.

TUROCHE MARIE-LAURE, Librairie L'ÉCRITURE, Vaucresson

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