Chronique Le Cahier des mots perdus de Béatrice Wilmos

Après le magnifique Album de Menzel (Flammarion, 2010), Béatrice Wilmos nous offre un nouveau roman empreint de nostalgie et d’émotion. Un amour impossible dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale.

C’est l’histoire d’une attente. L’histoire de Blanche qui, depuis son enfance, attend que Thomas l’aime en retour. Thomas est allemand et a dû fuir son pays à cause de ses prises de position. Il se retrouve à Marseille en 1940 et se prépare à embarquer pour les États-Unis, où il espère rejoindre Esther, celle qu’il aime. Blanche veut lui parler une dernière fois. Alors, par le biais d’un ami, elle lui fixe rendez-vous dans un bar de la ville. Elle l’attend de nouveau, avec sa fille Jeanne. Pendant des jours. Et lorsque enfin il apparaît, il est aussitôt arrêté. Blanche décide de le suivre en se faisant arrêter avec lui, abandonnant sa fille. Réfugiée dans leur hôtel, Jeanne se met à lire le journal de sa mère, Le Cahier des mots perdus. À travers ses propres souvenirs et ceux de sa mère, Jeanne retrace la belle amitié qui lie Thomas à ses grands-parents, ainsi que l’histoire d’amour triangulaire de Blanche, Esther et lui. Le Cahier des mots perdus est un roman de souvenirs, mais il s’agit surtout de raconter celle qui se souvient, car c’est Jeanne qui en est la véritable héroïne. C’est à travers ses yeux que nous découvrons ces adultes brisés par l’exil ou par la passion amoureuse. Ou quand l’innocence d’une enfant se heurte à la souffrance des adultes.

Marie-Laure Turoche Librairie L’Écriture (Vaucresson)

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