Chronique Pourquoi pas ? de David Nicholls

Rappelez-vous, David Nicholls vous a charmé avec Dexter et Emma dans Un Jour. Face à ce succès mondial, Belfond a donc décidé de publier son premier roman, 
Pourquoi pas ? Une comédie désopilante 
sur fond de satire sociale.



C’est une nouvelle vie qui commence pour Brian Jackson. À 18 ans, il s’apprête à quitter la petite ville de Southend pour l’université. Il laisse derrière lui ses deux meilleurs amis, ainsi que sa mère qui l’élève seule depuis la mort de son père. L’histoire se déroule dans les années 1980 mais reste très actuelle. Quel adolescent n’a jamais profité d’un nouveau décor pour se défaire de son image de looser. Pour Brian, c’est loin d’être gagné ! Fan de Kate Bush, la peau marquée par l’acné et une certaine tendance à toujours être à côté de la plaque, la vie de campus est dure pour les garçons comme lui. Mais Brian a une particularité, il est fan des quiz. Il décide donc de s’inscrire dans le groupe qui participera à l’University Challenge. Surtout que la belle Alice en fait également partie. Alice, c’est l’étudiante populaire type que l’on retrouve dans chaque école. Blonde (évidemment), riche, sociable et très charmeuse. Brian tombe fou amoureux d’elle et, bizarrement, alors qu’ils n’ont rien en commun, ils deviennent amis. Elle va même jusqu’à l’inviter dans sa maison familiale. Cependant, Brian va maladroitement comparer la mère d’Alice à Mrs Robinson… et se faire subtilement mettre à la porte. Bien sûr, il y a une autre fille, Rebecca (ma préférée). Elle est le contraire d’Alice : revêche, agressive, politisée, sarcastique mais tellement drôle. Elle est toujours du côté de Brian, mais celui-ci ne s’en aperçoit pas tant il est obsédé par Alice. Car Brian a beau être très gentil, il est égoïste. Il est tellement occupé à se forger une réputation qu’il en rejette ses amis et même sa mère. Pourquoi pas ?, c’est l’histoire d’un jeune homme qui, à force de vouloir se donner une nouvelle image, enchaîne gaffe sur gaffe (pour notre plus grand plaisir) et oublie qui il est. Brian se fantasme continuellement et, d’illusions en désillusions, il finit par se faire très mal. Le ridicule l’emporte souvent et c’est précisément ce qui rend notre héros encore plus attachant. Il faut dire que nous avons tous un peu de Brian en nous.


Marie-Laure Turoche
Librairie L’Écriture, Vaucresson

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