Chronique La Veuve Basquiat de Jennifer Clement

« La veuve Basquiat était le surnom morbide que m’avait donné René Ricard bien des années avant que Jean-Michel ne meure. » Ce surnom, qui est comme une prémonition, désigne Suzanne Mallouk. Elle était sa maîtresse, son amour, sa muse, mais surtout son amie. Ils se sont aimés dans le New York underground des années 1980, une époque débordante de passion créatrice, mais aussi de sexe et de drogue. Nous croisons Warhol, Haring, et même Madonna. Surtout, à travers la plume si élégante de Jennifer Clement, nous assistons à la naissance de l’un des plus grands artistes de notre époque. Pour apprendre à connaître un homme, rien de tel que de le découvrir à travers les yeux d’une femme qui l’a aimé. Jennifer Clement est poète ; cela se ressent dans ce texte où chaque chapitre est comme une fulgurance de cette histoire d’amour tumultueuse. Elle donne aussi plusieurs clés pour comprendre les œuvres du peintre. Un livre court, intense et inspiré, à l’image de la vie de Jean-Michel Basquiat.

Marie-Laure Turoche Librairie Coiffard (Nantes)

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