Chronique La Maison Matchaiev de Stanislas Wails

Pour son premier roman, Stanislas Wails s’intéresse à la notion d’héritage. Prenant pour motif la maison de famille, le jeune écrivain nous convie à explorer les brumes de l’âme russe.


Quand Sergueï se suicide, ses trois enfants héritent de sa maison en Bourgogne. S’imaginait-il les déchirements, les évitements, les amours, les blessures dont son héritage serait le théâtre ? Deux frères et une sœur, trois paroles, trois enfants du siècle reviennent sur les pas de leur père. À chacun son parcours et à chacun sa manière d’imaginer ce que va devenir la maison. On ne construit pas des châteaux sur du sable. Et justement, la maison familiale est-elle édifiée sur un socle si solide ? On ne partage pas des meubles comme on met sa vie sous scellés, on ne bafoue pas le passé, car toujours il revient vous hanter. Mais cette réunion des deux frères et de leur sœur n’est-elle pas la conséquence d’un plan soigneusement préparé par le père suicidé ? La maison résonne différemment en fonction de la sensibilité de chacun, et s’il n’y a pas entre les personnages d’affrontement direct, tous racontent une même histoire déformée par leur perception. C’est également dans ces moments-là que renaîtront les questions des origines, la transmission d’un héritage impalpable qui n’existe que dans leurs pensées et renaît dans leurs mots. Ici, Pierre, Anne et Joshua se diront tout et brûleront les feux qui les animent. Tous les feux…

DELAPRÉ JEAN-FRANÇOIS, Librairie SAINT-CHRISTOPHE, Lesneven

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