Chronique Twisted tree de Kent Meyers

  • Kent Meyers
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laura Derajinski
  • Coll. «Coll. « Nature writing »»
  • Gallmeister
  • 02/02/2012
  • 320 p., 23.80 €

« Hé, tu m’écoutes, dans tout ce fatras, tu crois vraiment que la mort de Hay Jay… ? » C’est un chant choral qui va nous répondre, celui du bruissement des mots cachés de la ville de Twisted Tree, celui du patchwork que va coudre pour nous Kent Meyers, l’histoire d’une ville à un moment donné où, dans ce Dakota aux paroles muettes, des voix vont s’élever. Douze chapitres comme autant de nouvelles, pour composer un roman extraordinaire où les vérités se confrontent, où les jeux ne sont jamais innocents, où la parole se confronte et s’affronte. Ce n’est pas qu’un roman sur le noir. Ce n’est pas qu’un roman noir. Twisted Tree est cette absolue fin sur un monde qui s’éteint, qui bientôt ne sera plus que dans les livres, car il est l’obscurité de l’âme humaine, le chant lyrique et intense qui fait de Sophie Lawrence, autant une sainte qu’une paria, qui charrie les sentiments, les laisse se perdre. Ici, il n’y a pas de gagnants, il n’y a que de la poussière, en fin de compte.

Par Jean-François Delapré, Librairie Saint-Christophe (Lesneven)

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