Chronique Ceux que je suis de Olivier Dorchamps

Marwan n’a jamais pensé qu’il était autre chose que français. Jusqu’au jour où son père meurt d’un infarctus, à 54 ans. Le garagiste de banlieue qui n’était rentré que huit fois au pays en trente ans a demandé à être enterré sur sa terre natale. Incompréhensible pour ses enfants, la volonté du père se doit néanmoins d’être respectée et c’est Marwan qui l’accompagnera lors de son dernier voyage. Accompagné de Kabic, il va renouer avec l’histoire de sa famille, dans ce pays qu’il ne connaît pas, dont il ne maîtrise rien. Alors Kabic raconte et Mi Lalla, la grand-mère, raconte. C’est une tout autre vie qui naît alors. Olivier Dorchamps a ce talent de raconteur d’histoires qui nous émeuvent, nous font rire, nous touchent au cœur et nous obligent à écraser la larme au coin de l’œil. De ces deux mondes qui s’apprivoisent enfin, il touche à l’essentiel de ce qu’est l’exil, avec une écriture subtile dans laquelle on aurait laissé infuser de la fleur d’oranger.

Jean-François Delapré Librairie Saint-Christophe (Lesneven)

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