Chronique Écrire c'est comme l'amour de Florence Noiville

C’est Lobo Antunes qui répond ainsi à Florence Noiville : « Écrire c’est comme l’amour ». Mais encore, insiste-t-elle ? Bien sûr qu’écrire a à voir avec l’amour. Il est la matrice, la combinaison, écrire c’est faire acte de chair. Des portraits, mais quels portraits ! Florence Noiville a l’art de l’interrogation, du point de suspension, comme celui de l’exclamation, de l’admiration certainement, mais elle ne le montre pas. De chacun, elle saura trouver le silence qui va faire naître un sourire, un renfrognement, une exaspération, un bon mot. L’écrivain est rétif à se livrer, soit parce qu’il se trouve inintéressant, ne pensant rien avoir à dire, parce que tout est dans ses romans. Alors, elle va plus loin et c’est dans leurs propres lieux de vie qu’elle s’incruste, qu’elle les fait accoucher (écrire, c’est plus que l’amour !) sans jamais enfreindre la distance entre celle qui interroge et celui qui se rend. Alors oui, écrire emprunte à l’amour ce qu’il y a de plus intense, et ces portraits nous donnent un infini de littérature et d’amour aussi.

Jean-François Delapré Librairie Saint-Christophe (Lesneven)

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